Lexode Créer un blog
Signaler un abusFermer

Tenshi Kinryou Ku

Bien, comme vous l'aurez remarqué il y a bien de cela une éternité que je n'ai plus poster sur ce blog. Et je ne posterai plus à l'avenir d'ailleurs. Oui, plus assez de temps pour m'occuper de ces pages, plus vraiment de motivation aussi. Un petit pincement au coeur là dedans, mon inspiration de ces 5 dernières années est en grande partie écrite ici.


Je voudrais dire un petit merci à toutes les personnes qui m'ont suivi jusque là, depuis le début ou non, c'est en général pour ces personnes que j'écrivais. Enfin pour avoir leur avis surtout, et bien parce que leur avis m'étais précieux. Mais ne vous souvenez pas de ces lignes, seulement de la main qui les a écrite (à toi Tuomas ^^).


Pour ce qui est des écris que j'avais en cours sur ce blog, peut-être aurez vous l'occasion de les retrouver un jour, mieux écrits et reliés, si comme je l'espère je parviens à être éditée pour mes romans.


Ma plume n'a plus d'encre, mais elle ne se fane pas pour autant. C'est donc pour aller remplir mon encrier de pensées et d'idées neuves que je vous laisse.



Merci à vous, arigato gosaimasu, et que vos rêves soient inondés par une pluie de roses.




(Je vous laisse avec mon clip préféré de the GazettE, Taion)

La Marche de la Fin du Monde

le 16/09/2008 à 22h14

Part loin, là où mes mains ne peuvent t’effleurer

Suis les vents étouffants charriant les fumées sulfureuses

Ne perd jamais ce regard plein de vengeance furieuse

Et laisse-moi une dernière fois tes cheveux respirer

† † † † † † †

Fais suffoquer une fois encore nos ennemis

Marcher à mes cotés pendant milles tendres ténèbres

Faisons chanter le chœur des anges sonnant les vêpres

Et montrons leur la beauté ensanglanté de nos nuits

† † † † † † †

Bruits de batailles lointaines qui résonnent en moi

Mes plumes ne pourront de servir dans ton éternel sommeil

A jamais séparées de mes ailes, elles porteront le séraphin qui s’éveil

Et apaiserons les larmes de ton cœur en émoi

† † † † † † †

Marche là où le sang teinte la forme de nos pas

Cour te battre là où le ciel se déchire et le sol s’éventre

Le jour, enfin, où chacun meurt perdu dans son antre

La grande bataille des cieux qui jadis nous guidais, nous si las

† † † † † † †

Marche, marche encore

Cour, cour jusqu’à la mort

Mes plumes ne pourront plus servir à ton éternel sommeil

Enchainé en ce monde, les ailes arrachées sans merveilles

Brûle ces cieux, enflamme cet enfer

Dans tes rêves il n’en restera nul goût amer

 

 

 

† † † † † † †

 « Ayez au moins l’audace de vous souvenirs pour quelle raison les anges sont nés et pourquoi nous existons, misérables frères ! […] Notre existence n’est pas celle d’un être dont le rôle est de guider les brebis égarées, nous sommes des créatures chimériques issues de la fabrication du créateur, basé sur la théorie de l’idéalisme »

Lucifer, Angel Santuary tome 17

 

Filth In The Beauty, The GazettE

le 18/08/2008 à 09h46

Des fAns de J-RocK dans lE cOin? Filth In The Beauty est ma prEfErEE de The GazettE, J'adoRe le clIp amBigüe qui mEt preSqUe maL à l'aiSe fAce à l'exPreSSion pErvErsE du peRsoNNage...

 

 

 


ガゼット

空気中の美しさ

 

 

La Danse des Anges

le 28/07/2008 à 15h25

Les Chroniques des Anges

La Danse
des Anges

 



            La salle circulaire emplie de bibliothèques et d’étagères débordantes de livres et d’œuvres d’art était plongée dans la pénombre. Le toit de verre laissait tout juste passer quelques rayons de lune mais les nuages qui se massaient devant l’astre rendaient la nuit plus noire que jamais. Deux hommes vêtus d’uniforme noirs et bâtis comme des gorilles qui auraient subis les émanations de Tchernobyl patrouillaient silencieusement dans le vaste espace. Aucun d’eux ne vit pourtant la corde de latex noir qui tomba subitement du plafond, depuis le dôme de verre. Une forme toute de cuir sombre comme l’ébène se laissa glisser le long de cette corde encore plus silencieusement qu’un fantôme. Sa longue chevelure blanche lui en donnait d’ailleurs l’allure, d’un fantôme. Atterrissant accroupi sur le sol de marbre, elle s’élança silencieusement vers le vigile le plus proche et lui planta une seringue dans la nuque, l’endormant instantanément. L’autre se retourna et brandit son arme dès qu’il entendit son camarade s’effondrer sur le sol, mais à par lui-même et son compagnon défaillant, il était seul dans la pièce. D’un pas mal assuré, il s’avança légèrement vers le vigile au sol, regardant partout autour de lui d’un air en alerte. Le sol d’un mouvement imperceptible lui parvint dans son dos et avant qu’il n’ai eu le temps de se retourner une seringue se planta dans son cou, et il s’effondra à son tour.


            Cainabel rajusta ses gants et sorti un petit appareil d’une sacoche qu’elle portait à la taille. Elle plaça l’appareil devant sa bouche et saisi le talkie-walkie d’un vigile.


_ « Bibliothèque, rien à signaler tout est calme », dit-elle dans le transistor, le petit appareil modifiant sa voix de telle sorte que la personne à l’autre bout devait la prendre sans aucun doute possible pour un homme.


_ « Restez quand même sur vos gardes on ne sait jamais. Cet enfoiré nous a déjà glissé entre les doigts pas questions de recommencer ! » lança une voix qu’elle ne connaissait que trop bien par le talkie-walkie.


_ « Enfoiré », oh comme c’est impolie de ta part très cher inspecteur Chris, lança Cainabel, pour elle-même, avec une pointe d’ironie.


            Elle tira alors les corps des deux policiers sous l’une des nombreuses tables de la salle. Elle fut contente finalement d’avoir à porter des livres lourds durant son travail, au moins elle était par la suite capable de faire bouger ces mastodontes. Après s’être assuré qu’ils étaient bien invisibles, elle s’engagea avec précaution dans un couloir adjacent. La résidence Van Hanshöffer, en Allemagne, était plus immense qu’elle ne s’y était attendue. Hans Ludwig Van Hanshöffer, troisième du nom, était un des plus grands collectionneurs d’œuvre d’art d’Europe, dans la lignée directe du reste de sa famille. Ses possessions allaient de statuettes datant du 3ème siècle retrouvées en Mésopotamie, à des tableaux d’art moderne, en passant par des partitions originales de Beethoven, Tchaïkovski et Mozart. C’était justement la partition de Exsultate, jubilate de Mozart, que le Pape avait envoyé Cainabel ici. Elle ignorait quel pouvait bien être le rôle véritable de la partition dans le but du Vatican. Car bien que ce soit une partition sur le sacré, elle n’avait rien de divin, contrairement à tout ce qu’on lui avait dis de dérober jusque là : l’œuf de Fabergé contenait un os de phalange de Jeanne d’Arc, le tableau de David possédait un filigrane spéciale sur lequel était écrit un épitre de la main de l’apôtre Paul lui-même, et d’autre encore. Là elle ne voyait pas le rapport. « Tu comprendra quand tu aura la partition dans tes mains » avait dit le Pape avec un sourire, ce qui impliquait que ses dons allaient détecter quelque chose de sacré.


            Malheureusement pour elle en tout cas, il semblait qu’une intuition subite et merveilleuse ai poussé Chris Mendez à croire que son voleur aller faire un casse ici, et donc les lieux grouiller de policiers armés jusqu’aux dents et de systèmes de sécurité renforcés. Elle eu donc toute les peines du monde à simplement traverser le couloir ! Une fois parvenue dans la pièce voisine, elle se plaça en dessous de la seule caméra qui balayait le petit bureau, et dévissa en silence la petite grille d’aération. Grâce à sa taille fine, elle parvint sans difficulté à se hisser dans le conduit, et pris soin de remettre la grille en place, au prix d’une, douloureuse contorsion. Elle rampa tout aussi silencieusement dans le tube d’aluminium, suivant le plan qui s’affichait dans ses lunettes infrarouge ultra-modernes, faisant aussi office de GPS. Elle s’arrêtait à chaque fois qu’elle croyait entendre un bruit et fini par atteindre sa destination. D’un coup de pied elle fit tomber la grille qui lui barrait la sortie. Heureusement, la grille était à ras le sol, elle ne fit donc aucun bruit en basculant sur la moquette. Elle s’entreilla du conduit en rampant et leva les yeux vers la pièce. Elle se trouvait dans une vieille bibliothèque, avec des rayonnages placés perpendiculairement à l’allée centrale, illuminée par quelque fenêtre haute. Les rayons étaient tous protégés par des plaques de verre, sous lesquelles de très vieux parchemins reposaient. Elle regarda de plus près et vit qu’il s’agissait tous de partition. Satisfaite elle s’engagea vers le rayon des « M ». Repérant rapidement sa cible, elle sorti un petit laser qu’elle pointa sur la vitre. Pas de système de sécurité. Elle saisi un de ses outils, fit un joli rond dans le verre et donna un petit coup dedans, libérant un espace pour en sortir l’Exsultate, jubilate. Elle retira les feuilles avec précaution, puis, sans le moindre signe avant coureur, une alarme retenti, et des cris montèrent d’un peu partout.


            Cainabel n’eu pas le temps de s’étonner ni de paniquer. Elle s’apprêter à ranger les précieux feuillets dans son sac quand elle manqua d’étouffer. L’air était devenu soudain plus lourd et plus sulfureux que jamais. Une ombre gigantesque grandissait dans son esprit, une aura d’un noir total qui se rapprochait. Elle n’eu pas le temps de réagir lorsque qu’une main douce mais puissante se plaqua sur la bouche et qu’un bras lui enserrer la taille, l’immobilisant. Cainabel était véritablement terrifiée. Elle n’avait encore jamais ressenti d’aura aussi sombre, aussi puissante, et aussi dangereuse. Elle tourna les yeux vers le visage de l’homme qui l’avait immobilisé par derrière et son regard tomba sur celui de son agresseur. Elle cru se perdre dans un océan de cendres. Le regard de cet homme était plus gris et plus glacial que la plus froide journée d’hiver. Pourtant elle avait l’impression d’y voir danser toutes les flammes de l’Enfer. Une autre silhouette apparut et elle reconnu avec une nouvelle terreur les yeux qu’elle avait vu dans l’obscurité, le soir où elle avait tenté de volé l’œuf de Fabergé. Ce qui n’était vraiment pas bon signe, car Mikael lui avait dit que ces yeux étaient ceux de Méphistophélès. La silhouette du démon se précisa et elle eu soudain du mal à croire que celui qui était en face d’elle était bien Méphisto : il avait l’apparence d’un enfant d’une dizaine d’année, les cheveux blancs et les yeux rouges. Un albinos. Pourtant le regard qu’il posait alentour confirmait d’une cruauté sans limite, du goût du sang et du combat, mais aussi d’une existence sans âge. L’homme qui la tenait fit un signe de tête et Méphisto pris des mains de Cainabel la partition de Mozart puis, avant de disparaître dans l’ombre avec la démarche d’un acrobate,  il lança à Cainabel un regard et un sourire féroce. Elle crut qu’il allait se jeter sur elle pour la dévorer vivante.


            Les voix s’étaient rapprochées et bientôt la porte s’ouvrit avec fracas. La voix de Mendez dominait toutes les autres. L’homme, tenant toujours Cainabel fermement, la tira dans l’ombre, à l’abri du regard des policiers. La jeune femme fut infiniment surprise de voir la délicatesse avec laquelle l’homme l’avait tiré hors de vue. Elle était certaine d’avoir affaire à un démon, pourtant ce dernier n’avait pas une attitude menaçante. Elle plongea de nouveau ses yeux dans ceux cendrés du démon, et le regard qu’il lui jeta lui intimé clairement qu’elle ne devait pas faire le moindre bruit.


            Chris s’avança alors dans la pièce, son pistolet en avant, regardant partout avec un regard perçant. Cainabel était certaine qu’il la verrait, pourtant il passa devant elle sans la voir. Ce démon avait-il fait usage de son pouvoir ? Et si oui, pourquoi la protégeait-il ?


            Chris sorti finalement. Le démon enleva alors sa main de devant la bouche de Cainabel. Elle osait à peine respirer. Mais elle demanda quand même d’u ton saccadé :


_ Qui êtes-vous ? Pourquoi avoir volé la partition ?


            Le démon lui répondit sur un ton neutre et froid mais avec un voix chaude et presque douce :


_ Pour les même raisons que toi. Quant à savoir qui je suis, je crois que tu le sais déjà n’est-ce pas ?


            Il avait murmuré ces derniers mots tout juste dans le creux de l’oreille de Cainabel, son souffle chaud lui donnant pourtant la chair de poule. Elle avait été envahi, à ce contact d’une sensation à la fois brûlante comme un fer rouge et délicate comme une caresse. Oui, elle avait une idée bien précise de qui cet homme pouvait être, et sentir sa présence contre elle, avoir sur la peau la marque de son toucher, était plus terrifiant qu’elle ne l’aurait cru. Mais elle n’aurait jamais imaginé non plus, comme ce toucher pouvait être agréable, ni comme son visage pouvait être la beauté même. Mais après tout, c’était ainsi qu’il avait damné bien des âmes. Elle ne devait pas se laissait berner par son physique d’ange et sa caresse si tendre.


            Des sirènes de polices emplirent la cour, elle Cainabel, dégluti avec difficulté. Elle était faite comme un rat cette fois ! C’est alors que Lucifer murmura à nouveau à son oreille :


_ Tu pourras t’enfuir par la porte de derrière, celle qui mène près de la rivière, quand l’inspecteur Mendez sera aux prises avec de vieux cauchemars….


            Alors qu’elle éprouvait d’habitude un malin plaisir à faire pression sur le système nerveux de Mendez, elle eu cette fois peur pour lui. Qu’est-ce que Lucifer allait lui faire ?


Surement rien de bon…Satan glissa alors quelques derniers mots à Cainabel, l’air cette fois de lui faire un reproche, mais presque de manière affectueuse :


_ Tu es toujours aussi peu prudente, Lehahiah.


            Avant qu’elle ai put comprendre pour Lucifer l’avait appelé par le nom de l’Ange, de
la Paix
, membre des Puissances, Lucifer mit la main sur ses yeux, et elle sombra dans l’inconscience.



 



            Chris fit un soudain volte-face, son arme pointée. Il aurait juré avoir entendu du bruit en provenance de la bibliothèque réservée aux partitions. Pourtant il venait tout juste de quitter cette salle, et il n’y avait rien vu de particulier. Il céda pourtant à son intuition et fit demi-tour. Il jeta un regard ample sur la pièce et s’avança parmi les étagères. Un éclat de lumière attira son attention : une des verrière était trouée ! Le voleur était bien passé par là ! Il se rua dans l’allée centrale pour aller prévenir tout le monde mais il se retrouva alors face à un petit garçon, d’une douzaine d’année, ressemblant comme deux gouttes d’eau à Chris, mis à part sa chevelure blonde. Le garçon regardait Chris droit dans les yeux avec une expression indéchiffrable. Chris, lui, manqua de lâcher son arme. Sidéré, la seule chose qu’il parvint à articuler fut :


_ Joseph….


            Le petit garçon le regarda plus intensément encore, et s’adressa à lui d’une voix brisée, suppliante :


_ Il fait tout noir là où je suis. Il fait chaud aussi. Tellement chaud…Aide moi petit-frère !


            Chris recula d’un pas. Il tremblait de tout son corps.


_ C’est impossible….tu…tu es….mort…..il y a longtemps….


            Joseph fit un pas vers Chris. Celui-ci sentit tout courage le quitter et fit demi tour pour s’enfuir. Mais Joseph était de nouveau face à lui.


_ Pourquoi tu ne veux pas m’aider, petit-frère ? Tu va me laisser dans cet endroit affreux ?


            Le regard de l’enfant était maintenant plein de haine et de colère.


_ C’est ta faute si je suis là ! Alors aide moi !


_ C’était un accident ! lança Chris, automatiquement, comme il l’avait fait pendant des années.


            Mais l’expression de l’enfant était à présent terrifiante, démoniaque :


_ Oué c’est ça, j’avais oublié, enfin c’est ce qui a été conclu mais toi et moi on connait la vérité hein p’tit-frère. On est jumeau après tout ! Ce qui touche l’un affecte l’autre non ?


            Chris braqua son arme, transpirant à grosse gouttes :


_ Tu n’es pas mon frère !


_ Oh que si ne va pas croire le contraire. Mais après tout tu as eu ce que tu voulais non ? Mais est-ce que tu t’es habitué à la présence de Lucif…


            Chris poussa un long hurlement, de rage et de peur, et son coup de feu rompit le silence qui s’était soudain créé autour de lui. Des bruits de pas précipités virent vers lui :


_ Inspecteur ! Inspecteur !


            Jospeh avait disparut. Chris tomba à genoux au moment où les autres policiers entraient dans la pièce. Il n’entendit pas ce qu’ils lui dirent, tout ce qu’il voyait était son arme encore fumante.



 



            Cainabel reprit connaissance hors de la propriété, allongée dans l’herbe, assez loin des sirènes et des policiers pour ne pas être vue, mais assez près pour les voir et les entendre eux. Elle se redressa vite, regarda autour d’elle, et, prise d’une peur panique, couru à perdre haleine dans la direction opposée.



 



            Mikael regarda Cainabel fuir à corps perdu vers sa voiture, perché sur les toits de la propriété Van Hanshöffer. Il était soulagé qu’elle aille bien, mais se sentait un brin coupable pour ne pas être intervenu. Il se tourna alors vers l’homme qui se tenait à sa droite et lui lança un regard si féroce qu’il aurait effrayé jusqu'à Zeus.


_ Je sais que tu l’as sorti de ce pétrin mais tu t’es servit d’elle.


            Son ton acide n’ébranla même pas Lucifer, qui se tenait droit comme un i, et qui regardait lui aussi Cainabel fuir à travers le champ.


_ Ne l’approche plus jamais, c’est clair ?


            Lucifer regarda Mikael cette fois, et plongea son regard dans le sien.


_ Rappelle toi qu’elle est humaine maintenant, alors arrête ton cirque. Même si c’est ta protégée, elle n’est plus celle qu’elle fut jadis.


_ Tu es assez mal placé pour me faire des remarques sur le sujet !


            Mikael n’avait visiblement pas d’autre envie que de frapper Lucifer, mais il se retint.


_ Ce n’est qu’une trêve, ne l’oubli pas, continua Mikael. Alors si tu t’avise de lui faire du mal, je te le ferai payer plus tard, sois en sur.


            Il avait utiliser cette fois un ton tout aussi neutre et froid que celui de Lucifer et ils échangèrent un dernier regard, à la fois mêler de haine et de respect, puis Mikael déploya ses ailes et disparu dans les cieux. Lucifer ajouta alors, les yeux braqués sur la voiture de Cainabel :


_ Qu’il en soit ainsi….



 


You Spin Me Round, Indochine

le 23/06/2008 à 17h45

Reprise du groupe Dead Or Alive, clip engagé contre les Jeux Olympique de Pékin 2008 pour la liberté d'expression de la presse, et la liberté du Tibet

La Rose des Puissances

le 26/05/2008 à 19h06

Chroniques des Anges

La Rose
des Puissances

 

            La bibliothèque du Vatican était une pièce immense, plus grande qu’une cathédrale, où s’alignaient les rayonnages et les pupitres, avec au centre des allées de grandes tables de bois massif encadrées par des sièges brodés de velours et éclairées par de petites lampes à lumière blanche. Les hautes fenêtres laissaient les rayons du soleil couchant inonder le plafond aux peintures magnifique et faire briller les reliures de cuir des milliers d’ouvrage. La lumière rougeoyante faisait des reflets d’or dans les boucles blanches de Cainabel, occupée à ranger de lourd volume qu’un cardinal n’avait eu le temps de remettre sur leur étagère pour avoir été convoqué de toute urgence auprès du Pape. Elle fit rouler vers elle l’échelle mobile la plus proche, pris sous le bras avec délicatesse un épais volume et souleva le bas de sa longue jupe pour monter le premier barreau, maudissant à la fois le poids du livre et sa condition de femme aux bras un peu trop fin pour ce travail. Elle souleva l’ouvrage à bout de bras et réussi tant bien que mal à le remettre à sa place et redescendit l’échelle.

_ Un peu d’aide ?

            Cainabel se tourna et vit le visage maigre et souriant de Monseigneur Giacometti, sa silhouette filiforme renforcée par la lumière tombante et par sa soutane pourpre. Elle ne put s’empêcher d’avoir un sourire. Giacometti était sans doute encore moins disposé qu’elle pour ce travail.

_ Je ne suis pas sur que cela soit sage à votre âge. Votre médecin vous a…

_ Oh je t’en pris très chère Cainabel, laisse la médecine hors de ces murs l’espace d’une minute. Que Dieu me donne seulement la force de soulever ces livres qui ressemblent à s’y méprendre aux blocs de pierre ayant servit à la construction des pyramides.

            Sur ce, il releva les manches de sa soutane et prit l’un des livres puis tenta de le soulever. Un léger craquement se fit entendre dans la colonne vertébrale de Moseigneur Giacometti et il s’assit brusquement sur le siège le plus proche, la main portée sur le bas de son dos.

_ Oh Seigneur…soupira-t-il.

_ Il semblerait que Dieu soit occupé à autre chose, lança Cainabel, tendant une main secourable.

_ Oui il semblerait. Et c’est tout à fait compréhensible en ce moment…

            Il laissa sa phrase en suspend et Cainabel fronça les sourcils. Elle avait passé une semaine difficile avec le vol surmédiatisé de La Cène  survenu 5 jours plus tôt. Le Pape l’avait convoqué dès qu’il avait apprit la nouvelle et elle avait passé 7 heures d’affilée à expliquer et justifier qu’elle n’y été pour rien, que l’organisation ne lui av          ait jamais fait la demande de ce vol, que le responsable était quelqu’un d’autre, quelqu’un de suffisamment expérimenté pour réaliser un vol que le Vatican savait impossible. Sauf pour Cainabel justement. Adam lui avait téléphoné en catastrophe et en plus du vol, lui avait parlé d’une vision qu’aurait eu Lily-Eve et de l’avertissement de Gabriel quant à l’inspecteur qui courrait après elle.

            Cainabel avait était surprise par cette avertissement. Elle avait rencontré plusieurs fois Chris Mendez, sans qu’il sache qu’elle était la voleuse qu’il recherchait. Elle avait bel et bien sentit quelque chose d’étrange autour de lui, mais aucune menace.

            Le cardinal Giacometti du surprendre le regard perdu et lointain de Cainabel et eu un sourire :

_ Pourquoi ai-je l’impression que tu culpabilises ?

_ Que je culpabilise ?

_ Oui pour ne pas avoir été la première à voler ce tableau…

            Cainabel soupira. Elle prit un ouvrage au hasard et le rangea dans les rayons. Puis, les doigts glissant le long de la reliure de cuir, elle murmura :

_ Au moins si j’avais été la responsable de ce vol, je saurais que le tableau est entre de bonne mains, qu’il serait en sécurité. Alors que là, ne pas savoir me fait redouter le crime crapuleux pur et simple, induit par l’argent et le profit. Or ce tableau n’a pas sa place dans la maison d’un mafieux collectionneur de tableaux mais aussi de meurtre…

_ Sans doute as-tu raison.

            Ils se turent un instant et Cainabel, regardant sa montre, jugea qu’elle avait encore quelques minutes de rangement avant de pouvoir rentrer chez elle. Elle défroissa sa robe d’un geste de main vif. A sa grande surprise elle vit un autre sourire se dessiner sur le visage de Giacometti à ce mouvement. Les yeux ronds, elle demanda :

_ Qu’y a-t-il ?

            Maintenant qu’elle y pensait, la réponse était évidente. Elle faisait tellement déplacée, incongrue, dans un tel lieu, avec sa longue jupe blanche et son chemisier crème. Tout les gens qu’elle croisait portaient la soutane…Et bien sur ils étaient tous des hommes. Giacometti sembla capter sa pensée et lança :

_ Tu es sans doute la seule femme de tout l’Etat souverain du Vatican, tu n’es même pas ordonnée, tu ne porte pas la soutane…Nombreux sont ceux à se demander ce que tu fais ici. Mais toi et moi nous savons bien que si tu es la c’est parce que tu en es digne.

            Cainabel tourna la tête, l’air gêné et mal à l’aise. Pour une raison qu’elle ignorait, elle aurait voulu qu’ils évitent le sujet.

_ Pourquoi ce regard ? Tu n’as pas à avoir honte de ce que tu es.

_ Que suis-je exactement, c’est bien là la question !

            La phrase sembla déchirer le silence comme une pierre lancée à travers les vitraux.

_ C’est évident, lança Giacometti avec un sourire tendre. Tu es un ange tombé du ciel.

            Elle ouvrit la bouche pour répliquer, mais il la coupa :

_ Tu possèdes le don fantastique d’empathie, tu sais percevoir l’aura des gens, tu arrives à deviner le fonds de leur cœur, le mensonge glisse sur toi sans te toucher. Et oublie tu ce miracle que tu as fait, à deux reprises qui plus est !

            Le regard de Cainabel se perdit dans le vide. Quand elle était enfant, à peine plus âgée que Lily-Eve, sa mère avait été atteinte d’un cancer des reins. Phase terminale, aucune solution plus aucun traitement ne pouvait la sauver. Elle se souvenait de sa mère adorée allongée dans ce lit, reliée à de nombreuses machines par un nombre effroyable de câbles et de tubes…Elle avait tenue sa main durant des heures en pleurant. Puis lorsque sa mère lui avait demandé de ne pas être triste, Cainabel avait souhaité de tout son être pouvoir sauver sa mère. Et soudain, alors qu’elle refusait de lâcher la main de sa mère, celle-ci commença à aller mieux. En quelque secondes, elle s’était mise à respirer normalement, son cœur battait plus vite…Les infirmières avaient accourues et examiner les appareils d’un air effaré. Elle avait emmener la mère de Cainabel faire des examen et quand elles étaient revenues elles avaient annoncé à la petite fille et à son père, blanc d’inquiétude, que Serena n’avait jamais était en meilleure santé, que son cancer et toutes ses métastases avaient disparues. Un miracle. Alors Serena était apparue sur un fauteuil roulant poussé par son médecin et, regardant sa fille avec tant d’amour dans les yeux elle dit : « C’est ma fille mon miracle, c’est elle qui a sauver sa maman avec la force de sa volonté et de sa foi. Elle n’a eu qu’à tenir ma main ». Depuis Serena menait une vie parfaitement normale avec son mari et appelait sa fille tout les lundi.

            Et cinq ans auparavant, alors qu’un violent orage avait balayé Marseille, un carambolage en série s’était produit sur l’autoroute à cause des rafales de vent. Cainabel était sortie de sa voiture précipitamment pour porter secours aux blessés. Un petit garçon de 3 ans coincé dans son siège auto était en train d’étouffer, elle n’avait réussi qu’à le sortir d’extrême justesse. Ses blessures étaient très grave et elle savait qu’il n’allait pas tenir jusqu’à l’arrivé des pompiers. En regardant son petit visage si plein d’innocence et d’une vie qui commençait à peine, elle s’était refusée à voir cette vie finir trop tôt, et cette fois encor elle avait souhaitait plus que tout sauver cet enfant. La main sur son visage pour le rassurer, elle avait alors vu ses plaies se refermer, son sang disparaître et le sourire de l’enfant s’élargir. Quand les pompiers l’avait rendu à ses parents, sans comprendre comment il pouvait n’avoir aucune égratignure après un tel choc, l’enfant avait pointé le doigt vers Cainabel en disant que la madame était un ange qui avait posé les main sur lui pour faire partir la douleur. Les visages s’étaient alors tournés vers elle avec des expressions d’incompréhension. Elle avait alors entendu une voix derrière elle et avait eu face à elle le cardinal Giovanni, qui avait été coincé dans sa limousine avec des milliers de voitures et qui avait assisté à la scène. Il lui avait demandé ce qui s’était passé, mais elle n’osait pas en parler devant tant de monde.

            Giovanni lui avait alors dit qu’il avait eu vent, il y avait des années, d’une enfant qui avait guéri sa mère en phase terminale par un simple contact. Il l’avait fait monter dans la limousine, avait parler d’elle au Saint Père, une étude théologique avait été menait, et on en avait conclu qu’elle avait bel et bien réaliser deux miracles, deux purs miracles. Le Pape et Giovanni, qui s’étaient tous les deux pris d’affection pour la jeune femme, avaient souhaités la garder auprès d’eux et ainsi elle s’était retrouvé à travailler dans la plus merveilleuse bibliothèque du monde.

            Giacometti la regardait toujours en souriant, puis il se leva, pris la tête de la jeune femme entre ses mains et lui posa un baiser sur le front.

_ Oui tu es bien un ange envoyé par Dieu pour nous laver de nos péchés. Ta simple apparence, si pure, si radieuse, pleine de blancheur, te désigne comme un ange.

            Sur ce, il s’en fut, laissant Cainabel observer ses cheveux blanc, ses yeux d’or et son visage angélique dans le reflet du parquet impeccablement ciré.

            Une voix familière et chaleureuse la tira de ses rêveries :

_ Il n’a pas tout à fait tord, en fait.

            Elle se retourna en souriant vers Mikaël qui se tenait allongé sur le ventre sur la grande table de bois, les pieds battant l’air, la tête posée entre les mains, devant un des livres que Cainabel devait ranger et dont il avait commencer la lecture. Cainabel ne put s’empêcher de remarquer à quel point il ressemblait à un enfant comme ça. Mais les anges étaient sans âge. En le regardant, elle avait parfois l’impression qu’il approchait de la quarantaine…Mais son vrai visage s’approchait plus de celui d’un enfant, d’un enfant espiègle et joueur.

_ Moi un ange ! lança Cainabel avec un rire. J’en doute honnêtement.

_ Le doute est l’ennemi de la foi ! rétorqua Mikaël d’un ton faussement réprobateur.

            Il se redressa et se mis en position assise, joignant les pieds dans ses mains, le faisant plus que jamais ressembler à un gosse.

_ Plus sérieusement, je déteste te voir troublée sa me donne l’impression de mal faire mon boulot…Alors quel est cette mauvaise pensée qui te croque comme un petit Lu ?

_ Tu crois vraiment que je suis un ange ?

            Elle avait demandé cela d’une petite voix, son regard plongé dans celui de Mikaël. Il n’y avait qu’à lui qu’elle pouvait confier ses doutes. Elle ne savait pas si c’était parce qu’il était son ange gardien personnel, mais elle avait toujours eu une affinité particulière avec l’ange, comme si dans une autre vie, tout les deux avait été des jumeaux et qu’aujourd’hui encore, ils partageaient ce lien profond et magique qui faisaient qu’ils se comprenaient toujours, sans même avoir besoin de parler. Oui elle voyait Mikaël comme un frère attentionné et attentif, qui prenait constamment soin d’elle et qui veillait à son bien être.

            Il eu un de ces petits sourires qu’elle lui connaissait bien et dit :

_ Et bien si tu n’en ai pas un, je pense qu’il y a de forte chance que tu le devienne.

            Il avait un air farouche, qui le faisait paraître pour ce qu’il était vraiment : le maître des Puissances, armée sacrée de Dieu, celui qui combattit Satan et qu’il le chassa du Paradis avec sa suite d’ange déchu. Michel ou Mikaël, on lui donnait différents nom mais il était bien la même personne. Qu’on le classe dans l’ordre des Vertus, des Archanges ou des Puissances, qu’importait la réalité pour lui, il était le chef suprême de l’Armée Céleste, le bras armé de Dieu.

_ J’en deviendrai un ?

            Elle ne pouvait pas y croire. Mikaël avait toujours aimé la faire tourner en bourrique.

_ Les Puissances appellent les puissants, lança-t-il d’un ton mystérieux et d’autant plus farouche.

            Avant qu’elle ai eu le temps de répondre, un des derniers rayons de soleil se refléta sur chacun des nombreux miroirs da la bibliothèque, la plongeant comme dans un océan de feu et lumière qui éblouis Cainabel. Quand elle retrouve sa visibilité, Mikaël a disparut.

 

Destins Croisés

le 01/05/2008 à 16h20

   

Chroniques des Anges

Destins Croisés

 


           Le soleil matinal frappait la terre de ses rayons avec force en cette matinée de Juin, et les jeux de lumière sur les 666 plaques de verres de la pyramide du Louvre étaient éblouissants. Les visiteurs étaient déjà nombreux mais aucuns ne pouvaient rentrer dans le musé car des voitures de police faisaient barrage à l’entrée et des agents empêcher quiconque de passer. Personne cependant n’avait manquer de constater que les voiture de plocie n’était pas toutes françaises…

            A l’intérieur du musé, deux inspecteurs avançaient d’un pas sur et rapide vers le conservateur adjoint, Adam Belfort, qui était en ce moment même interrogé par un gendarme en compagnie d’autres employés du musé. Adam tourna son regard vers les deux inspecteurs et reconnut tout de suite les cheveux roux foncés et les yeux verts de jade de Chris Mendez, ainsi que les lunettes carrées et la peau chocolat de l’inspecteur Anthony O’Lerry. Ceux-ci se postèrent devant lui et Mendez dit d’un ton plus que suspicieux :

_ Nous nous rencontrons finalement bien souvent M. Belfort. C’est à croire que ces vols consécutifs, vous-même, vous n’êtes pas capable de les prévenir, à défaut de les empêcher.

_ Cher inspecteur Mendez, dit le vieil homme sur un ton mielleux largement ironique, si la police n’est pas capable d’arrêter ce voleur qui, si mes calculs et mon suivit de la presse sont bons, en est aujourd’hui à 14 vols d’objets d’art majeurs dans le culture mondial, ce n’est pas moi qui vais pouvoir y parvenir. Quant au fait de me retrouver sur vos enquête assez souvent, et bien, pardonnez moi de travailler dans l’un des musé les plus visité et les plus riche en œuvres d’art du monde.

            Chris fronça les sourcils. Il savait que le vieil homme avait raison, seulement son intuition lui disait qu’il en savait bien plus qu’il ne le laissait paraître ce qui ne pouvait l’empêcher d’avoir à son égard de fort soupçons et une antipathie plus ou moins prononcée. Il ne vit pas la jeune femme, derrière Adam, prêt d’une fenêtre, qui semblait manifestement très amusé par la réflexion du conservateur adjoint, ainsi que par le cours des pensées de Chris.

_ La situation ne se prête pas franchement à ce genre d’échanges animés, lança O’Lerry.

           Il regarda son carnet de note.

_ D’après nos informations, c’est La Cène elle-même qui a été volé ! La Cène Belfort! Tout de même ! J’ai du mal à y croire.

          Ils furent rejoints par un groupe de policiers italiens et anglais, qui montrèrent leurs plaques aux employés du Louvre. Adam leva un sourcil.

_ Ils envoient Interpol pour une affaire de vol maintenant ? demanda-t-il, surpris.

            L’un des anglais eu un air sévère et répondit d’une voix rauque dans un français parfait :

_ Ce que vous appelez si naïvement une affaire de vol a tout de même une ampleur internationale et les objets volés sont toujours des grands classiques et trésors de la culture mondiale. Un œuf de Fabergé, celui de la Résurrection, un tableau de David, des œuvres de Michel-Ange, aujourd’hui La Cène de De Vinci, et j’en passe et des meilleures… Nous savons tous que nous avons affaire à un seul et même voleur, qui par-dessus le marché est assez habile pour dérober les œuvres les mieux protéger en ce bas monde ! Alors vous devriez être surpris que la CIA ne soit pas encore sur le coup, au lieu d’être étonné qu’Interpol s’en mêle.

           Adam resta sans voix. Il était clair que cet inspecteur n’était pas le genre de personne à énerver. Chris, quant à lui, était satisfait de voir que l’anglais avait réussi à fermer le caquet ironique et réputé infermable d’Adam Belfort. Cependant, Chris savait que le vol de la peinture devait beaucoup affecter Adam. Le vieil homme était mondialement connu et reconnu pour sa passion et son amour de l’art, auquel il avait dédié sa vie et dont il avait prit grand soin.

           Adam fronça les sourcils avec colère puis lança d’un ton rude, signifiant qu’ils étaient encore dans SON musé et qu’ils feraient mieux de se comporter en conséquence :

_ Vous voulez voir les lieux je suppose ?

_ Ce serait avec plaisir, répondit l’anglais avec engouement, ayant pleinement saisit le sens du ton d’Adam.

            Le conservateur adjoint sorti alors un trousseau de clés magnétiques et leur fit signe de le suivre. Ils longèrent de nombreux couloirs avant d’arriver dans la galerie quadrillée par plusieurs équipes de police et de police scientifique qui s’affairaient autour du grand vide mural, là où le célèbre tableau aurait dû se trouver. Ils passèrent sous un cordon de plastique et Adam leur fit signe qu’ils pouvaient étudier les lieux à loisir. Ce que Chris ne se priva pas de faire.

            Il observa attentivement l’espace vide ainsi que les alentours, tata, toucha, posa de nombreuses questions à Adam. O’Lerry le laissait faire, il savait que c’était sa façon d’enquêter. Cependant il ne pouvait pas deviner le trouble qui s’insinuait progressivement en son coéquipier. En effet, Chris avait de plus en plus l’impression que quelque chose, ou quelqu’un, de pas franchement humain était lié à l’histoire, mais il n’allait pas en faire la réflexion devant tout le monde. Il était bien connu dans les cercles de police française que Chris avait eu de gros problèmes par rapport à une affaire où le surnaturel était en cause. Lui savait que c’était vrai, mais pour tout les autres ce n’était que délire et affabulations qui lui avaient valu 6 mois de suspension, dont 3 de dépression, et qui lui avait fait passé à côté d’un procès. Il échangea cependant un regard entendu avec O’Lerry, qui était bien la seule personne, en dehors de son patron, à ne pas le prendre pour un cinglé. O’Lerry leva un sourcil et poussa un soupir, sachant très bien alors ce que Chris avait en tête.

            Adam lui demanda s’il avait déjà abouti à des conclusions mais Chris lui répondit qu’il le tiendrait au courant et qu’il l’appellerait dès qu’il aurait du nouveau. Il lui conseilla aussi d’être méfiant avec les agents d’Interpol. Puis il tourna le dos à la salle et sorti.

_ Ne me dis pas que tu crois qu’un truc sorti de l’Enfer est venu piquer un tableau de plus de 4 siècles, lança O’Lerry. Parce que je dois avouer que j’aurait du mal à comprendre pourquoi Satan voudrait avoir un tableau du Christ dans son salon !

          Chris lui lança un regard plein de reproche.

_ Ecoute Chris, pour avoir était dans une situation plutôt bizarre lors de l’affaire Peterson, tu sais que je crois en partie à tes histoires de surnaturel. Tu m’as presque convaincu que les loups-garous existaient ! Mais là…

_ Il y a des traces anormales sur ce mur, répondit Chris. Je ne tire aucune conclusion mais j’ai l’impression que cet fois ce n’est pas notre fameux voleur qui a fait le coup.

_ Tu disait pareil pour l’œuf de Fabergé, remarqua O’Lerry.

_ C’est vrai…peut-être est-ce le même voleur…j’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a quelque chose de pas normal dans cette affaire. Comme pour l’affaire du meurtre d’Angèle Leauclaire, tu sais la fille qu’on a retrouvé morte dans une église en périphérie il y a 3 semaines.

_ Je risque pas de l’oublier celle là…

            Chris vit alors une petite fille brune près d’un des cordons de sécurité vers l’entrée. Il reconnut tout de suite Lily-Eve, la petite-fille d’Adam Belfort. La petite lui fit un signe de main accompagné d’un adorable sourire, puis sorti dans la cour. Chris avait rencontré la petite lors de sa première visite et il l’avait beaucoup apprécié, elle était si innocente, si adorable. Il ne comprenait pourtant pas comment elle avait put le voir et lui faire signe alors qu’elle était aveugle. Cette petite était surprenante, il sentait une aura particulière autour d’elle.



             Adam retourna dans son bureau. Il fallait qu’il téléphone à Cainabel au Vatican. Il n’avait pas le souvenir que l’organisation lui ai dit de voler La Cène. Mais avant qu’il ai pu mettre la main sur le combinet téléphonique une voix douce s’éleva de la fenêtre :

_ On dirait que l’inspecteur et toi êtes en guerre ouverte.

            Adam se tourna. La jeune femme qui avait rit de voir Chris rembarrer par Adam était assise sur le rebord de la fenêtre ouverte, ses longs cheveux se balançant au rythme de la brise.

_ Je n’avais pas vu que tu étais là, dit Adam avec un sourire.

         La jeune femme tourna les yeux vers lui, des yeux aussi profonds que le ciel.

_ Raphaël m’a parlé de la vision que Lily-Eve avait eu hier soir. Elle t’en a parlé ?

_ Oui, d’ailleurs je ne l’avais jamais vu aussi terrifiée, murmura Adam. D’après elle, Raphaël lui aurait dit que cette vision avait peu de chance de se réaliser, mais tu connais Lily-Eve, elle se trompe rarement.

_ Ne t’inquiète pas Adam. C’est à nous de nous occuper de cela et je peux t’assurer que tu n’as pas à t’en faire.

           Adam fut incroyablement rassuré par ces paroles. Jamais sa petite-fille n’avait eu de vision si nette et si terrifiante. Et comme ses visions se révélaient souvent exacte, il y avait eu de quoi s’inquiéter.

_ Méfies toi plutôt de l’inspecteur, reprit l’ange.

_ Lequel ?

_ Chris Mendez.

            Adam eu un air franchement surpris. Il savait que Mendez était un excellent inspecteur, en dépit de son passé trouble, et qu’il voulait vraiment retrouver ce voleur. Même si leurs relations étaient tendues du fait que le voleur qu’il recherchait était Cainabel et que Adam était le protecteur de cette dernière.

_ Pourquoi ? Il n’a pas…

_ Je sens une présence démoniaque autour de lui, le coupa l’ange.

_ Démoniaque ?

_ Je devrais plutôt dire diabolique…

_ Tu n’y penses pas Gabriel !!!

            Gabriel garda le silence et son regard se perdit à l’horizon.

_ Reste loin de lui autant que possible, reprit-elle. Ce n’est pas Chris en lui-même qui est dangereux, mais je préfèrerait te savoir loin de lui.

            Adam eu un sourire :

_ Tu es un ange gardien un peu trop protecteur non ?

           Gabriel eu un doux sourire, signifiant que même les anges pouvaient s’attacher à leur protégés quand ils veillaient sur eux durant toute une vie.


            Chris se passa de l’eau sur le visage, qui ruissela sur son torse nu. Des cicatrices circulaires sur son abdomen et son épaule brillaient sous la lumière du crépuscule. En les regardant, l’affaire Peterson lui revint en mémoire. De mauvais souvenirs. De douloureux souvenirs…aussi douloureux que des balles de 9 millimètres et 1 mois passé en soin intensif… Il retourna dans son salon.

            L’appartement était au dernier étage d’un vieil immeuble du 19ème siècle, donc sous les combles. Il était pourtant spacieux et confortable. Cependant un fouillis indescriptible trônait sur son bureau. Tout son dossier sur l’affaire des vols s’étalait dessus, en plus des papier punaisés sur le mur de derrière. Il y jeta un coup d’œil. Cette affaire le troublait. Elle avait commencée avec le meurtre d’Angèle, et aujourd’hui il avait inspecté des lieux imprégnés d’énergie infernale. Enfin il pensait qu’elle était infernale, mais elle pouvait aussi bien être céleste. En tout cas, elle n’était pas humaine.

_ Tu t’obstine encore à ce que je vois, lança alors une voix glaciale dans son dos.

            Il se retourna vivement. Il était là. Assis tranquillement dans le fauteuil à côté de la cheminée éteinte. Les bras sur les accoudoirs, les jambes croisées, il le regardait droit dans les yeux, comme à son habitude. Chris cru faire une crise cardiaque. Il avait l’habitude de le voir surgir au moment où il s’y attendait le moins, pourtant chaque fois son cœur manquait de s’arrêter sur le coup.

_ Qu’est-ce que tu fou ici ? lança Chris d’un ton acide.

            Lucifer le snoba de façon magistrale et alluma une cigarette d’un claquement de doigt. Puis, le regard toujours aussi froid, il dit calmement :

_ Laisse tomber cette affaire. Elle risquerait, à terme d’être…nocif à ta santé.

_ J’en étais sur ! Tu es dans le coup, j’en reviens pas, tu n’as franchement aucune limites !

_ Ais-je dis une chose pareille ? répondit Lucifer, toujours de ce ton calme et neutre.

_ Arrête, tes petits jeux ne marchent plus avec moi ! Qu’est-ce que tu prépare encore.

            Lucifer se contenta de cracher une bouffée de fumée. Une fois de plus Chris n’en revenait pas de son orgueil sans borne et de son insolence.

_ Pourquoi as-tu tué Angèle Leauclaire ?

_ Qu’est-ce qui te fais croire que c’est bien moi qui l’ai tué ?

_Tu été sur les lieux du crime.

_ Il y avait beaucoup de monde sur les lieux du crime.

            Chris jura. Il était décidément impossible de tenir une conversation avec Satan. Il parvenait toujours à la retourner contre vous et à son avantage, il arrivait toujours à faire tourner son interlocuteur en bourrique.

_ Pourquoi es-tu venu ? demanda Chris sans le regarder.

_ Mais c’est toi qui es venu me chercher.

           Chris se retourna et alla dire quelque chose mais le regard de Lucifer le stoppa net. Il savait parfaitement que Lucifer avait raison. Mais comme il aurait voulu qu’il lui lâche les basques.  

_ C’est impossible et tu le sais, lança Lucifer.

_ Arrête de lire dans mes pensées !

_ Et toi lâche l’affaire. Cela ne te concerne pas. Tu vas encore te jeter la tête la première dans quelque chose qui te dépasse totalement et on sait tout les deux comment ça c’est fini la derrière fois. A moins que tu aimes tant que ça tout ce qui c’est passé il y a 5 ans. Peut-être la sensation du défibrillateur qui te manque…

           Chris serra les poings et tenta sans succès de refouler sa colère. Lucifer savait très bien ce qui se passerait au moment où Chris mourrait, et il avait été franchement déçu de ne pas le voir 5 ans auparavant, la seule petite consolation de Chris.

_ Tu crois peut-être que tu vas pouvoir racheter ton droit au Paradis en mettant à l’ombre tout les criminels infectés d’énergie infernale ? lâcha Lucifer avec cette fois une note d’ironie et de mépris bien perceptible.

            Chris se détourna et lui cracha :

_ J’irai pas en Enfer ça je peux te le garantir !

_ Ce n’est pourtant pas ce qui est prévu !

_ Je ne mérite pas l’Enfer ! hurla Chris.

           Il y eu un court silence, puis Chris entendit dans son dos la voix de Lucifer, pleine d’une cruauté qu’il lui connaissait bien :

_ Je suis certain que ce n’est pas l’avis de Joseph…

            Avec un nouveau hurlement, Chris se retourna et lança en direction du fauteuil un lourd vase de verre. Celui-ci s’écrasa contre le mur. Lucifer avait disparu, sachant très bien qu’il avait réussi à mettre Chris en rage et à tourmenter son esprit et son âme.

            Ce dernier garda son regard braqué sur le fauteuil. Lucifer avait encore réussi le pousser dans les tréfonds de le douleur.

The Islander, Nightwish

le 20/04/2008 à 12h08

Mon clip préféré de Nightwish après Nemo, il est vraiment très beau, très poétique

La Petite Joueuse de Tarot

le 31/03/2008 à 21h37

Chroniques des Anges
La Petite Joueuse de Tarot

 

            Bien que la nuit soit tout juste tombée, l’air était encore chaud et la fenêtre largement ouverte. De petites brises nocturnes agitaient de temps en temps des légers rideaux de soie et rafraîchissaient agréablement la pièce, jouant dans les épaisses boucles noires des cheveux de l’enfant. Assise en tailleur sur un coussin devant une table base de forme circulaire, elle avait un jeu de carte dans les mains. Elle le posa sur la nappe de velours pourpre recouvrant la table, entre les bougies et les portes encens qui diffusaient une agréable odeur de bruyère. L’ambiance était très feutrée, digne du magasin d’une diseuse de bonne aventure, dont la petite fille avait des airs certains. Ses cheveux bruns aux boucles soyeuses ressemblaient à une cascade de satin. Elle y avait noué un bandeau rouge bordeaux donc les rubans descendaient dans son cou. Elle avait la peau lisse et brillante d’une couleur caramel.

            Elle coupa le jeu de carte, ses petits bracelets de perle glissants comme des vagues le long de ses poignets, puis rajusta le col de sa tunique de lin. Elle retourna la première carte : le Bateleur. Hum…intéressant…quoi d’autre ? Elle retourna la carte au dessus du deuxième tas, et à ce moment elle entendit la porte s’ouvrir. Elle reconnut tout de suite le rythme des pas qui s’avançaient dans la pièce et tourna la tête.

_ Tu as fini Clémentine ? demanda-t-elle d’une petite voix fluette et chantante.

            La femme, vêtue d’un tailleur noir à fines rayures blanches, ne semblait pas âgée de plus de quarante ans. Elle portait des lunettes carrées à la monture noire et ses cheveux blonds coupés court lui donnaient un air d’instit. Elle se dirigea vers la petite fille et lui posa un baiser sur le crâne.

_ Oui je pars en week-end, dit-elle. Ton grand-père a encore un peu de travail mais il aura bientôt fini.

_ Vous avez fini d’installer la nouvelle exposition ? demanda la petite fille d’un air avide et curieux.

_ Oui on a fini ! Il était temps d’ailleurs si tu veux mon avis. Tu pourras aller la voir demain. Enfin…tu vois ce que je veux dire, rajouta-t-elle de l’air gênée de celle qui a fait une boulette.

            En effet, bien que les yeux de la petite fille soit d’un bleu plus magnifique et profond que celui de l’océan, ils étaient vides et fixes, incapable de voir quoi que se soit. Elle remarqua le ton de Clémentine.

_ Ne t’inquiète pas ! Tu sais très bien que même si je suis aveugle je n’ai pas besoin de mes yeux pour voir.

           Elle ponctua sa phrase d’un large sourire plein d’innocence, et Clémentine s’attendri une fois de plus. Un klaxon se fit entendre en bas de la rue.

_ Oh c’est mon homme, s’exclama Clémentine. Alors bon week-end Lily-Eve.

           Elle déposa un nouveau baiser sur sa tête et Lily-Eve l’entendit descendre les escaliers à toute vitesse.

            Elle retourna à la lecture de son jeu de tarot. Oui peut-être que ses yeux ne voyaient pas, mais elle n’était pas aveugle pour autant. Enfin pas vraiment. Elle ne savait comment l’expliquer. Elle était née avec une très mauvaise vue et à l’âge de 2 ans elle avait finir par en perdre totalement l’usage. Mais depuis elle voyait des formes blanches ou noires, parfois grises, parfois floues, parfois précises… Comme si elle voyait l’aura des gens, et des choses aussi. Son sixième sens. On racontait toujours que les aveugles avaient les autres sens décuplé ainsi qu’un autre sens se développant à côté des autres. Et c’était vrai pour elle. Elle voyait le monde de manière différente, sans couleur, toujours dans l’ombre et l’obscurité. Mais elle pouvait aussi voire autre chose… Rien qu’en lisant le tarot elle pouvait voir l’avenir et le passé, de même pour les lignes de la main… Et des fois, des visions venaient à elle. Le plus souvent ces visions venaient après qu’elle eu passé beaucoup de temps penchée sur son tarot. Mais pas toujours.

           Elle regarda la carte qu’elle venait de tirer : le Pape. Mais il était retourné…des intrigues, des ennemis dissimulés, le fanatisme et la servitude… Elle fronça les sourcils. Elle tira alors une carte sur le troisième tas. Le Chariot. De nouveau à l’envers. La nécessité de lutter, des choix dangereux et l’adversité. De plus en plus troublée par ces messages de mauvais augure, elle tira la quatrième carte. Le Pendu, la tête en bas. De mieux en mieux… Des épreuves douloureuses, la défaite et la tristesse, l’impuissance physique et psychique. Littéralement effrayée elle ferma les yeux et tira la dernière carte :
la Maison de Dieu renversée: la ruine, la fin de toutes choses…

            Elle respirait difficilement. Déjà que ce genre de prédiction appliquaient a une personne en particulier était très mauvais, alors là c’était vraiment mauvais signe. Car ayant tiré les cartes dans le vide, ses prédictions ne s’appliquaient pas à quelqu’un en particulier, mais à tout le monde, à la Terre entière. Elle faisait rarement ce genre de tirage de carte mais son intuition lui avait dit de le faire. Or elle regrettait presque de l’avoir écouter maintenant. Qu’est-ce que tout cela pouvait bien signifier ? Le temps aujourd’hui étaient dur avec les guerres, les attentas, les religions fanatiques ou plutôt les fanatiques de religion… Oui ce monde vivait dans une constante insécurité, le risque d’une guerre nucléaire présent à chaque instant, la destruction lente mais certaine de la nature, la violence qui se faisait chaque jour plus présente partout… L’être humain était sur une pente glissante, vraiment très glissante. Mais elle avait la sensation qu’il ne s’agissait pas de cela. Que cela s’élevait à des sphères plus lointaines, plus hautes que l’homme, plus…célestes.

          A cette pensée elle tourna son regard extralucide vers le collier qu’elle portait au cou. La chaîne d’argent était d’une finesse qui la faisait paraître aussi fragile que du verre, et une magnifique croix y pendait. Elle semblait faite en cristal, mais un cristal qui ne serait pas transparent, un élément qu’on ne trouvait pas sur Terre. Sans doute fait à partir du 5ème élément, elle n’avait jamais pensé à demander à son ange.

            Alors une vision vint à elle, si brusquement qu’elle crut que son crâne aller exploser tandis que tout autour d’elle semblait s’accélérer, jusqu’à devenir flou. Elle se sentait basculer dans un vide sans fond, tout en restant immobile. Elle ferma les yeux avec force. Puis tout autour d’elle retrouva son calme. Quand elle rouvrit les yeux elle était sur le Champ de mars, vers la Tour Eiffel. Le ciel était recouvert d’épais nuage à la teinte gris rouge. L’air était irrespirable malgré le vent léger qui soufflait. Des coups de tonnerres retentissaient. Tout semblait détruit autour d’elle. Le sommet de la Tour Eiffel
gisait sur le sol, à moitié éclaté, les arbres étaient à moitié dépouillés de leurs feuilles, les fontaine étaient à sec et de profondes fissures d’où montaient des vapeur noirâtre fendaient le sol. Les bâtiments étaient en ruine et Lily-Eve eu l’impression d’être dans le Paris post-Apocalypse. Soudain du bruit se fit entendre derrière elle et elle se retourna. Un groupe d’homme et des femmes aux allures de clochards mais tous armés de pistolets, de mitraillettes et de longs couteaux traversaient le Champ de Mars d’un pas rapide, jetant des regards méfiants et farouches autours d’eux. Des survivants de l’Apocalypse pensa Lily-Eve. Celui qui menait le groupe leva soudain la main, puis d’un geste de militaire, fit signe aux autres de se cacher. En effet un changement dans l’air s’était produit. Des nuages s’écartaient de façon surnaturelle, et à l’instant où tout le groupe fut à couvert, le soleil fit son apparition. Mais ce soleil était aveuglant, sa lumière dix fois plus forte que dans le souvenir de Lily-Eve, et beaucoup plus blanche. Elle mis sa main devant ses yeux et eu tout juste le temps de voir des créatures humanoïdes volant dans la lumière, leur grandes ailes déployées. Elle ne comprenait plus rien…

            Le chef du groupe hurla alors quelque chose et tous chargèrent leurs armes, tandis que la terre commençait à trembler. Les fissures se faisaient plus larges et les vapeurs se transformaient en fumée opaque. Des formes apparurent en leur centre, elles aussi humanoïdes et ailées. Un cri aigue et inhumain monta du ciel et les créatures piquèrent vers le sol tandis que les forment dans les fumées fonçaient vers les cieux. Le chef du groupe hurla un ordre et le tonnerre des coups de feux se mêla au tonnerre du ciel et aux cris de rage des créatures qui se livraient bataille. Tout se réaccéléra alors et la vision de Lily-Eve prit fin, la laissant palettante sur son coussin.

            Elle ouvrit la porte et se précipita le long des couloirs sombres et silencieux du Louvres, vers le bureau de son grand-père, conservateur adjoint du plus grand musé de France. Elle passa à toute vitesse devant l’entrée et les portiques de sécurité quand son don de médium lui ordonna de s’arrêter. Il y avait quelqu’un plus long dans le couloir, elle le sentait, quelqu’un qui n’aurait pas du être là. Un voleur ? Elle se demanda alors si ce n’était pas sa Cainabel adorée qui venait encore voler un objet d’art, pour Dieu seul savait quelles raison, mi à part l’envie de faire pression sur le système nerveux de l’inspecteur qui lui coller aux basques. Elle s’apprêta à passer les portiques et aller voir quand une voix douce et chaleureuse lui murmura :

_ Tu ne devrait pas te promener seule dans les couloirs obscures, on ne sait pas quelle créature pourrait en sortir.

            Elle le retourna vivement et reconnut aussi l’aura éblouissante en forme d’ailes.

_ Mon ange ! s’exclama-t-elle. Raphaël !!!

            Elle lui sauta au cou et le serra avec amour de ses petits bras.

_ Tu devrais écouter ce que je te dis tu sais, continua-t-il d’un ton de reproche vaguement peu crédible.

_ Ne t’inquiète pas, tu sais bien que mes dons m’empêchent de me perdre. Si seulement tu pouvais me rendre la vue, j’y verrai plus clair !

_ Je t’ai déjà expliqué que cela ne marchait pas comme ça, répondit-il avec un petit sourire. Il y a des choses que même moi je ne peux guérir, c’est à toi de le faire. Je pourrais essayer autant que je le veux, tous les pouvoirs du Paradis seraient inutiles.

_ Mais n’es-tu pas l’ange guérisseur en personne ?

_ Si mais comme je te l’ai dis, il y a des choses que l’on ne peut guérir par magie, dit-il en la prenant dans ses bras. De plus il y a un prix à payer pour chaque chose que tu reçois, alors demandes toi si tu veux vraiment perdre quelque chose en échange.

            Comme à l’accoutumer ses paroles étaient sage et son ton, bien qu’un peu froid parfois, rassurant. Elle repensa alors :

_ Il y a quelqu’un dans le couloir.

            Il ne répondit rien, comme s’il jetait un œil, puis dit :

_ Non il n’y a personne. Sans doute un gardien qui faisait sa ronde.

            Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait du mal à le croire. Mais elle avait plus important à lui dire :

_ J’ai eu une vision, une vision terrifiante, du futur. Tout était détruit on aurait dit que l’Apocalypse s’était abattu sur Terre. Je n’ai vu qu’un petit groupe de survivant, mais il y avait des créatures dans le ciel et dans la terre, qui se battaient entre elles, et les hommes devaient se protéger d’elles. C’était affreux.

            Elle l’entendit soupirer puis murmurer :

_ Tu es trop jeune pour voir ce genre de choses.

_ J’ai 8 ans ! protesta-t-elle

_ Quoi qu’il en soit je doute que se soit l’Apocalypse que tu ais vu. Dieu n’a pas l’intention de faire subir son jugement aux Hommes maintenant. Peut-être le futur que tu as vu est très lointain mais j’en doute. Ne te soucis pas de ça. Cette vision peut certainement être modifiée. Je ne dis pas qu’elle soit impossible, mais dans ce cas là c’est l’humanité elle-même qui se conduira à sa propre perte, et nous agirons avant.

           Il s’engagea alors dans le couloir menant aux bureaux, les éloignant ainsi des portiques.

_ J’espère que tu as raison mon ange.

            Elle laissa sa tête aller contre l’épaule de Raphaël qui posa une main protectrice sur ses cheveux, mais elle ne vit pas le regard indéfinissable qu’il lança à l’ombre se mouvant derrière les portiques.





(j'ai changé la police de mon blog, pour ceux qui veulent la télécharger parce qu'elle n'est pas très répandu le nom est Celexa, elle est téléchargeable à partir de ce lien: http://www.angelsword.net/index.php?rubrique=dl&rsub=fonts (19ème de la liste) voilà)

Le Masque de Velours

le 05/03/2008 à 20h46

Chroniques des Anges

Le Masque de Velours

Monseigneur Giovanni coupa le contact du moteur et regarda dans le rétroviseur. La lumière des lampadaires et des fenêtres du palais San Marco, non loin de la place Saint Mar, illuminait faiblement la banquette arrière, sur laquelle se tenait une silhouette blanche. D'un regard sévère, il la juga et lui dit brèvement:
_L'exposition aura lieu a 22h précise, ce qui ne te laissera pas beaucoup de temps pour agir.
Il rajusta son rosaire et ajoute d'un ton plus dure encore:
_Nous comptons sur toi! Le Pape et le Vatican...
_...tiennent plus que tout à récupérer ce qui leur est due mais sans faire de scandale, termina la silhouette d'une voix claire et cristaline.Je sais tout cela monseigneur. De plus vous ai-je déjà déçu ne serait-ce qu'une fois?
Monseigneur Giovanni eu cette fois un doux sourire. Elle ajouta en ouvrant son éventail d'un coup sec:
_Ce n'est pas pour rien que j'ai toutes les polices d'Europe aux trousses...
C'était vrai, pensa Giovanni. Elle remplissait toujours ses missions de manière on ne pouvait plus satisfaisante et jamais le Pape n'avait eu à se plaindre d'elle.
_Bonne chance alors.
Elle ouvrit la portière, saisi les pans de sa robe et sorti de la voiture. A peine avait-elle fermé la porte que Giovanni démarrait. Des coupls costumés allaient et venaient, soit allant au palais San Marco pour le bal privé, soit pour se rendre au défilé nocturne de la dernière soirée du carnaval de Venise.
Elle s'avança le long du tapis rouge qui menait à l'entrée. Elle était la blancheur même: son costume d'ange était composé d'une longue robe de mousseline et de plume blanche à ample crinoline, des petites ailes blanches étaient fxées à son corset. Son éventail était également en plume, et son masque de velours blanc et de dentelle laissait entrevoir les yeux les plus magnifique et les plus étranges qu'il puisse exister: la pupille noire se détachait des iris de la couleur de l'or pur. Sa longue chevelure était toute aussi belle et intrigeante: jusqu'à ses oreilles, ses cheveux tombaient raides et égaux à la hauteur de son manton, puis au delà des oreilles et des épaules ils tombaient en cascade de boucles jusqu'à sa taille. De plus cette chevelure était plus blanche encore que la robe de son costume.
Elle alla vers l'entrée en passa devant de grande affiche qui annoncaient l'exposition ce soir, dans le grand hall du palais, à 22h, d'un des célèbres oeufs de Faberger. Elle donna son invitation au portier et à peine eu-t-elle franchit la porte qu'une voix tonnitruante appela son nom dans le hall. Elle se retourna et, malgrès le costume de samuraï qui compressait sa bedaine impossante, elle reconnu le conservateur du musée venisien, Matteo Piangi, à sa large carrure. Elle sentait arriver une des ces étreintes où elle entendrait distinctement ses côtes craquer...
_La piu bella di tutti!!!continua-t-il de sa voix caverneuse.
_Senior Piangi, dit-elle en le saluant d'un signe de tête.
_Jé suis rrravi qué vous ayez pou vénir! Jé sais qué vous aimez l'arrrt. En plous jé tiens à vous prrrésenter à des membrrres du ministèrrre dé la coultoure!
Il l'entraina par le bras sans tenir compte de ses protestations. En effet la pendule indiquait déjà 21h15... Il l'ammena au centre d'un cercle d'hommes aux magnifiques costumes.
_Messieurs, jé vous prrrésente la seniorrrita Cainabel Monterrrelo, una dé plous imminente rrresponsable dé la bibliothèque dou Vatican.
Il se lança dans d'interminable présentation, et déjà, elle élaborait une ingénieuse stratégie pour échapper à leur ronde. Elle entendit alors une voix bien connue lui demander:
_M'accorderiez vous cette danse jolie ange?
Elle se retourna un sourire au lèvre et reconnu immédiatemment le superbe prince arabe au masque de pourpre qui se tenait devant elle. Ses yeux, semblables à des étoiles parce qu'émanant une douce lumière, l'avait trahi. Elle ne put s'empêcher de rire en voyant son accourtrement, pourtant somptueux. Il lui prit la main et l'entraina dans une valse.
_Tu ne pourras donc jamais t'empêcher d'être exentrique! lança-t-elle avec un grand sourire
_Jusqu'ici on ne m'a jamais taper sur les doigts pour ça, alors pourquoi arrêter? demanda-t-il d'un air qu'il voulait innoncent. Mais toi tu devrais te dépêcher, il est déjà 21h 30!
_Pourquoi es-tu là?
_Ne suis-je pas ton ange gardien attitré? Je me suis dis que tu aurais besoin d'aide...
_Mais tu désaprouve totalement ce que je fais!
_Il n'empêche...Mais va il ne te reste plus que 24 minutes!
Sur ce, il la lâcha et continua à valser avec la première femme venue. Décidemment il était loin de l'image sage et discrète que l'on se faisait des anges. Elle se demadais pourquoi Dieu n'avait jamais trouvé rien à lui redire...
Elle passa dans un couloir désert et d'un geste rapide elle délassa sa robe qu'elle jeta au feu, révélant une combinaison de cuir cachée sous la crinoline. Elle referma vite la fermeture-éclair sur sa poitrine et tira sur un fil de son masque. Des lunettes à vision infrarouge intégrées se déployèrent sur ses yeux, et elle se précipitavers le grand salon. Elle repéra des rayons lasers, fit craquer sa nuque, pris son élan et passa sans problème entre les rayons par des mouvements gytmiques et des controsions. Elle ouvrit la porte et se retrouva face à une mer des rayons laser au milieu de laquel un îlot de sureté exhibait l'oeuf. Oeuf que le Vatican convoitait car il contenait en réalité la dernière reliques connue de Jeanne d'Arc: un os de phalange. Elle fit de nouveau craquer sa nuque, pris son élan et se stabilisa devant le pied d'estale, laisser la mer derrière elle. Alors elle su tout de suite que quelque chose n'allait pas.
Si le Vatican l'avait engagée, c'est parce-qu'elle possédait une intuition hors du commun qui lui permettait, entre autre, de voir et sentir les auras et les présences, lire les coeurs et voir tout légerement à l'avance. Or cette fois son intuition n'était vraiment pas rassurante. Elle sentait une présence plus noire que la nuit dans cette même pièce, et, quand elle saisit l'oeuf, elle constata qu'il avait était ouvert et que l'os avait disparu. Elle resta interdite. Comment était-ce possible? Un froissement derrière elle la fit se retourner vivement. Dans l'obscurité elle vit alors apparaître deux yeux, jaunes menaçants, oppressants. Elle comprit alors: elle se trouvait face à un démon! Et, à en juger par son aura, pas l'un des plus faible. Le regard était si terrifiant qu'elle en était figée et elle laissa tomber l'oeuf qui roula sur le parquet...en déclanchant l'alarme.
Une sirène stridente se mit à hrler et des bruits de pas précipité lui parvinrent.
_Cainabel!!!
Elle reconnu la voix de son ange. Mais elle ne parvenait pas à bouger. Tandis que la porte commençait à s'ouvrir, elle sentit des bras autour de sa taille et tout devint noir.

Quand sa vision ne fut plus trouble elle remarqua qu'elle était au somment de l'église de la place Saint Mar et en contrebas à quelques mètres, les voitures de polices affluaient de plus en plus nombreuses devant le palais San Marco.
_Je t'avais dis qie tu aurais besoin d'aide!
Cainabel tourna la tête. Il avait enlevé son costume de prince arabe et son masque et avait ses ailes déployées. Il l'a regardait d'un air sérieux.
_C'était un démon n'est-ce pas?!
Il resta silencieux puis avoua:
_Oui Méphistophélès. T'as eu chaud ma grande, il avait vraiment l'air de mauvais poil!
_Il a volé la relique...
_Impossible.
_Puisque je te le dis!
Soudain elle senti quelque chose.
_Tu ne me dis pas tout. Que me caches-tu?
Encore aucune réponse.
_Mikael!!!!
_Fais attention. Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarque cette fois. Je te protègerai car telle est la mission que m'a confié le Tout-Puissant, et aussi parce que je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Mais tu ferais mieux de rester en dehors de ca cette fois.
Elle ouvrit la bouche pour protester mais Mikael la coupa d'un ton plus doux:
_Crois- moi reste en dehors de cette histoire.
Il s'envola, laissant Cainabel interdite, tandis que les sirènes des voitures se faisaient plus bruyantes.